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Campagnes et solidarité

Le Secrétariat de la FIA reçoit souvent des demandes pressantes de ses affiliés, nécessitant un soutien immédiat de nos membres. Veuillez lire cette page régulièrement afin de vous maintenir au courant des cas les plus urgents et de pouvoir offrir votre assistance en temps utile. Vous y trouverez aussi des mises à jour concernant les actions de solidarité coordonnées ou initiées par la Fédération.

La FIA demande la libération de l’acteur birman U Maung Thura aux autorités de Birmanie

01/12/2009

Lors de la dernière réunion du comité exécutif de la FIA, Equity UK a rappelé aux membres présents l’état désastreux de la liberté d’expression en Birmanie et les graves conséquences que cela peut engendrer pour qui entend être un artiste interprète exerçant librement son métier dans ce pays. La FIA avait en effet été profondément troublée d’apprendre que l’acteur et activiste birman U Maung Thura (mieux connu sous son nom de scène «Zarganar») avait été emprisonné en 2008 pour s’être exprimé ouvertement à propos des autorités birmanes. Il est évidemment toujours fort inquiétant et préoccupant pour les artistes-interprètes à travers le monde que l’un des leurs soit emprisonné pour la franchise de ses positions et représentations.

Au cours de la dernière décennie, Mr. Maung Thura a déjà plusieurs fois été emprisonné par les autorités birmanes à cause de ses représentations satiriques visant le régime en place. Cette dernière détention s’est produite à la suite du cyclone Nargis qui a dévasté la Birmanie en mai 2008. Zarganar s’est impliqué à l’époque dans la coordination des secours et a alors tenté de sensibiliser les gens sur les dévastations causées par ce désastre. Son ordinateur fut saisi et des vidéos trouvées sur celui-ci furent utilisées pour notamment le déclarer coupable de violation de la loi sur l’électronique. Il risque désormais 45 ans de prison.

Les syndicats membres de la FIA soutiennent Mr. Maung Thura et exigent sa libération de prison immédiate. Une lettre de soutien a été envoyée au nom de la FIA aux autorités en Birmanie, à l’ONU et aux ambassades birmanes de Londres et de Bruxelles. Vous pouvez télécharger cette lettre (en anglais) ci-dessous. Les membres individuels de la FIA peuvent, s’ils le désirent, ajouter leur voix aux appels à la liberté de Zarganar. La lettre ci-dessous peut ainsi servir de modèle et être adaptée et/ou traduite afin d’être envoyée aux ambassades birmanes d’autres pays ou encore aux autorités birmanes-mêmes.

Vous pouvez également participer à la campagne de cartes postales lancée par Equity UK et destinée à soutenir Zarganar en vue de sa libération. Ce genre de campagne a déjà fait ses preuves par le passé et il vous suffit d’en demander un ou plusieurs modèle(s) à Equity UK (info@equity.org.uk).

Lettre de la FIA aux autorités birmanes - en anglais uniquement

La lutte des artistes-interprètes du doublage hongrois

Toutes les productions étrangères montrées au cinéma ou à la télévision en Hongrie sont doublées. Le succès commercial de ces œuvres audiovisuelles internationales dépend largement du talent des artistes-interprètes qui, en prêtant leur voix aux acteurs étrangers, permettent à ces derniers d’être compris et appréciés par le public hongrois. Le doublage est par conséquent une source d’emploi importante pour les artistes-interprètes de ce pays qui cependant, du fait de leur statut de travailleurs indépendants, ne reçoivent guère de protection sociale, sont tenus d’accepter des conditions de travail très irrégulières et … ne sont payés que très peu en retour ! La FIA vient d’apprendre que les artistes du doublage hongrois ne reçoivent qu’une maigre compensation par bobine, ce qu’aucun pays civilisé n’oserait payer. Les sociétés de production locales refusent de négocier avec le syndicat hongrois des artistes-interprètes et obligent les artistes du doublage à accepter dans leurs contrats individuels des taux datant d’il y a 10 ans!

Cette situation est tout à fait inacceptable. Lorsque les artistes hongrois du doublage ont finalement décidé de se mettre en grève pour trois jours consécutifs du 10 au 12 avril dernier, la FIA a soutenu leur campagne en exhortant les principaux studios à accepter le dialogue. Il n’est peut-être guère surprenant que cet appel soit resté sans réponse. Il est toujours plus facile de se dissimuler derrière un mur plutôt que d’avoir le courage de faire front. Mais … cela paie-t-il? La capacité des artistes-interprètes à maintenir leur talent à un certain niveau et à le développer, pour le plus grand bénéfice de l’industrie du spectacle, dépend également de leur capacité à pouvoir vivre décemment de leur travail. Il est difficile de croire qu’en payant les artistes-interprètes une misère qui ne tient nullement compte de l’élévation du coût de la vie en Hongrie, on puisse exiger d’eux de continuer à parfaire leur talent et fournir une même qualité de travail.

Le doublage est une industrie hautement spécialisée et largement basée sur la confiance. Les acteurs tournant dans les productions audiovisuelles étrangères doivent pouvoir être rassurés que leurs collègues du doublage peuvent travailler dans des conditions acceptables, s’ils ne veulent pas que leur propre performance finisse par en souffrir. Si cela devient impossible, les termes et conditions des contrats de distribution devront inévitablement changer. Au grand désarroi des studios de doublage hongrois. En s’encaissant la plus grande majorité des revenus, ces derniers vont à l’encontre de leurs propres intérêts.

Lettre de la FIA aux studios de doublage hongrois [EN]